
Kaine - Die to Live no Endorphin
戒音 - dieとliveの脳内麻薬物質
Kaine - Die to Live no Endorphin
1re impression : 10 octobre 1996
Prépublication : 20 février 1996
Editeur : Hakusensha
Volume : 1/1
ISBN : 4 592 12229 1
Voir aussi : édition bunko (1/1)
Kaïné
Kaori Yuki collection n°3
1re impression : 3 décembre 2008
Editeur : Tonkam
Volume : 1/1
ISBN : 978-2-7595-0169-4
En Europe :
I. Présentation
Contenu de la première édition : 4 oneshots
Kaine (100 pages, 1996) en 2 chapitres (50+50)
Magical Mystery Tour (30 pages, 1990)
Tokei Jikake no Orange Bakudan (30 pages, 1988)
Tokyo Top (35 pages, 1988)
Ce recueil rassemble 4 histoires courtes. La plus longue et plus intéressante est l'histoire éponyme,
"Kaine", dont les deux chapitres ont été d'abord prépubliés dans les Hana to Yume n°6 et n°7 de mars
1996. C'est l'histoire d'un chanteur-imposteur d'un groupe de Jrock à succès. Shinogu, le "faux"
chanteur, se rétablit après un accident et apprend que son frère jumeau, le chanteur "Kaine", est mort. La
productrice du groupe ne voulant pas que leur succès ternisse, elle oblige Shinogu à se faire passer pour
le vrai Kaine sans que les membres du groupe le sachent. Shinogu va ainsi découvrir la vie tumultueuse
de son défunt frère.
"Kaine" est pour moi une histoire particulière, l'une de mes préférées avec Camelot Garden, sans doute
à cause de cette même sensation de surprise qu'on a à la fin, où l'on se rend compte que l'auteur a bien
maîtrisé son oeuvre et nous a complètement mené où elle l'avait décidé. C'est aussi avec ce oneshot qu'on
remarque une nette amélioration du style graphique de Kaori Yuki, c'est un régal pour les yeux. Puet-être
l'auteur a-t-elle été particulièrement appliquée pour ce manga car il traite de Jrock, une de ses passions.
Les 3 autres histoires du recueil sont de vraies oeuvres de jeunesse, l'auteur avoue d'ailleurs qu'elle aurait préféré ne jamais les voir publiées en recueil.
II. Editions japonaises et française

Kaine - Die(Kuro) to Live(Shiro) no Nô uchi Mayaku Busshitsu(Endorphines)
10 octobre 1996
Editeur : Hakusensha
Volume : 1/1 (4 oneshots)
ISBN : 4 592 12229 1
Prix : 410 ¥

Kaine - Die to Live no Nô uchi Mayaku Busshitsu -
Endorphin of die & live
Edition bunko (296p.)
15 septembre 2009
Editeur : Hakusensha
Volume : 1/1 (6 oneshots)
ISBN : 978 4 592 88832 1
Prix : 650 ¥

Kaïné
(vie et mort d'endorphines)
3 décembre 2008
Editeur : Tonkam
Volume : 1/1 (4 oneshots)
ISBN : 978-2-7595-0169-4
Prix : TK1 (6,25 €)
Dans la VF, la couverture est totalement mat, avec une teinte donnant un effet légèrement métallisée pour le titre et les décorations dorées.
L'édition bunko contient deux oneshots issus de "Kafka" et de "Boy's Next Door", puis tous les oneshots du recueil "Kaine" original :
Kaine (1996)
La tenue d'été d'Elie (Natsufuku no Erii) (1987)
When a Heart Beats (1987)
Orange Mécanique (Tokei Jikake no Orange Bakudan) (1988)
Tokyo Top (1988)
Magical Mystery Tour (1990)
et un nouvel atogaki.
III. Résumé de Kaine [Hana to Yume 1996 n°6 et 7] - 100 pages
"Endorphines.
1 an après ses débuts sensationnels, Endorphines a atteind le titre de megastar. Die (G)
écrit la plupart des chansons du groupe ainsi que les paroles, tandis que Kaine (VO) est
le visage d'Endorphines. Il possède la vie du groupe. Ses représentations agressives, défiantes
et hantantes sur scène leurrent tous ceux qui écoutent et entrent dans le monde d'Endorphines.
La date de naissance de ce bel artiste, son âge (et même son sexe ?) sont inconnus
et il se cache derrière un mur de secrets charismatique. Il n'existe personne qui puisse
arrêter ce virus séduisant qui continue à envahir votre esprit et dévore votre monde."
Shinogu sort d'un mois de coma à l'hôpital après avoir survécu
à un accident de voiture. On lui apprend que son frère jumeau,
Kaine, y a perdu la vie. Yûka
Oda, la productrice du groupe de rock "Endorphines" où
chantait Kaine, insiste pour qu'il prenne sa place et permette ainsi la continuation
du groupe.
Sous couvert d'amnésie, il découvre
la vie de son frère... Die, guitariste et ami de Kaine, remarque
qu'il n'a pas un comportement habituel : pas assez fier et insouciant, ni de
violent appétit sexuel. Maiko, la copine de Sin (le batteur), arrive
et lui parle alors frénétiquement de son bébé, sans
voir Die, puis ressort. Die s'énerve car Kaine ne devait plus la revoir,
puis plein de haine il commence à s'en
prendre à lui. Ses croyances sur son frère parfait effondrées,
et paniqué, Shinogu finit par avouer son identité. Il accuse alors
Die d'être l'assassin de son frère, mais celui-ci lui prouve le
contraire : un couteau ensanglanté et une lettre qu'il avait reçus
le soir de l'accident, lettre avec pour seuls mots "Imashime no Oto",
le titre d'une chanson qu'ils avaient écrite ensemble mais dont les paroles
n'étaient connues que de Kaine... Il avait alors accouru chez lui pour
vérifier qu'il était toujours en vie, mais à ce moment
il lui vola sa voiture... Puis Die lui demande de promettre de ne jamais lui
créer de frayeurs comme Kaine le faisait, chose qu'il accepte. Mais il
(Shinogu) reste très étonné par le choix de son frère
qui avait tout dans la vie...
Le lendemain au studio, un cri strident fait porter l'attention sur Maiko, qui
ayant écouté le CD se jette du haut du bâtiment. Yûka le
casse sans dire ce qu'il y avait dessus. Die emmène alors Shinogu écouter
une copie du CD, et ils découvrent avec l'aide de la lettre de Kaine
que le succès du groupe vient du CD, spécialement programmé...
Yûka les appelle pour préparer un concert et étouffer le suicide.
Ils acceptent à condition que ce soit le dernier avec elle comme productrice.
Plus tard Die manque de se faire faucher par sa propre voiture, conduite par
Sin. Celui-ci finit par lui avouer qu'il haïssait Kaine et qu'il était
son poursuivant lors de l'accident. Die lui explique alors la ruse de Yûka,
et qu'il faut la déjouer en disant la vérité à propos
des CDs.
Au début du concert Yûka pousse Shinogu sur le devant de la scène.
Puis Die commence "Imashime no Oto" et Shinogu
chante... ce qui n'est normalement connu que de Kaine... Puis la scène
explose, selon le plan de Yûka.
Shinogu, blessé, a alors des flashs : tantôt sa mère tantôt
son frère. (Attention ça se corse, là !) Il se remémore que
Kaine l'a toujours admiré, qu'il le voyait comme le frère parfait qui n'avait
à se soucier de rien, et combien il aurait voulu être Shinogu et tuer cet être
qu'il était devenu à cause de leur mère.
[GROS SPOILER] Alors cette nuit-là, la nuit du meurtre-accident, Kaine
saoûla Shinogu, lui teignit les cheveux en rouge et les siens en noir,
puis conduisit jusqu'à un pont avec l'intention de jeter et tuer Shinogu en
le faisant passer pour lui, prenant ensuite sa place.
Mais il réalisa qu'il ne pouvait passer à l'acte, l'amour fraternel
étant le plus fort. C'est alors que Sin les vit et, confondant Kaine
avec Shinogu, il tira sur Shinogu...
La scène : Die s'approche et Kaine lui déclare que n'ayant jamais pu lui
avouer la vérité sur sa vie incestueuse, il a préféré
rester détestable... Et il se tire une balle, trahissant une fois de plus une de
ses promesse à Die.
Dans un hôpital... Kaine
se réveille... La balle l'avait frôlé... Il avoue avoir
fait un rêve étrange : brûler sa mère, tuer son frère,
et se tuer lui-même... Et Die lui avoue avoir su depuis le début
qu'il n'avait fait que jouer le rôle de son défunt frère Shinogu.
IV. Les autres oneshots du recueil
A la suite de l'histoire "Kaine" en 2 chapitres, on trouve 3 oeuvres de
jeunesse de la mangaka. Dans l'ordre du livre, on a :
- Magical Mystery Tour (prépublié le 10 juillet 1990)
- Tokei Jikake no Orange Bakudan (Orange Mécanique) (prépublié le 10 septembre 1988)
- Tokyo Top (prépublié le 5 décembre 1988)
Dans l'édition bunko on trouve en plus :
- Natsufuku no Erii (La tenue d'été d'Elie) (prépublié le 10 septembre 1987)
- When a Heart Beats (prépublié le 28 août 1987)
Vous trouverez leurs résumés sur la page "histoires courtes" du site.
Une petite anecdote pour la fin (en supposant qu'il y ait eu des visiteurs assez curieux et courageux pour arriver jusqu'ici) : dans un commentaire du volume 7 d'Angel Sanctuary, qui coïncide avec la sortie en volume relié de "Kaine" au Japon, l'auteur s'amuse de constater que lorsqu'on regarde la tranche du recueil, l'histoire "Kaine" est noire alors que ses autres oneshots sont tout blanc, c'est-à-dire sans encrage en bordure de page. Ce qui lui rappelle le sous-titre de "Kaine" : "die/kuro to live/shiro no [...]", ou encore "mort/noir et vie/blanc", qui se trouve du coup être très à-propos visuellement (hé oui, parfois on s'amuse d'un rien).



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